Ma blessure me fait affreusement mal. Je sais qu'elle est critique. Je n'ose même pas ressentir son étendue. Mes jambes ne répondent plus du tout. Comme si ce n'était pas les miennes. Ce sentiment étrange que mon corps ne m'appartient plus est désarmant, et bizarrement me rend serein. Seule la douleurs électrique le long de ma colonne vertébrale me rappel sporadiquement que c'est anormal que je ne puisse même pas faire bouger mes orteils.
Le combat se prolonge aux alentours. J'entends un choque métallique qui résonne. Ce doit être un nouveau harponage sur la coque du vaisseau monde. Quelques explosions au loin. Je reconnais la trajectoire d'une roquette et son impact. Est ce une des notres ou des leurs ? J'essaie de comprendre la trajectoire mais les troupes ont trop bougées. Impossible à determiner quibest qui dans une bataille fratricide.
Mais tout cela ne me concerne plus.
Je vais mourrir ici... Je me rappel l'immense fierté lors de l'intronisation de mon Chapitre. Quelle grandeur. Quelle Cérémonie grandiose. J'étais sur l'estrade central avec Zakariah lui même. J'étais un des élus du maître de Chapitre. Tous nous révéraient, ils nous portaient aux nues. Nous étions alors invincibles. Nous étions déterminés et inébranlable. Les Blues Paladins allaient porter la gloire de l'empereur dans le secteur de Kadar, jusque là exploré par aucun homme. Nous étions des pionniers et des évangelisteurs. Tout cela nous ne le devions qu'à notre courage et notre ténacité au champs de bataille. Combien de combats et de frères tombés pour nous porter jusque là ? Je me rappel que ces mêmes raclures de Bloods Angels se prosternaient devant nous. Ils etaient d'une déférence absolue en nous remettant le sacrement de l'empereur. Cette bande de bâtards dégénérés !
Nouveau sifflement. Plus proche cette fois. Si un soldat ennemis se rapproche, je lui vide mon blaster à la gueule pour un dernier barouffe. J'ai beau être une marionnette desarticulée abandonné dans un coin, mes bras fonctionnent toujours ! Enfoirés !
Merde. Le chargeur a du tomber lors de ma chute...
Je ne sert vraiment plus à rien.
Les étoiles à travers l'immense dôme de verre scintillent. Malgré leur génie, tous les eldars de ce vaisseau ont disparu. Nul trace d'eux à part ce cerqueil errant dans l'univers... Elias nous a appris que l'intégralité du l'équipage du vaisseau s'était fait nettoyé par l'essain de Tyranides. Ils l'ont sucé jusqu'à la moelle puis ont continué leur route. Personne ne gardera un souvenir d'eux. Ils ont disparu à jamais.
Bordel de merde ! Qu'est ce qui m'a pris de me relever pour être mieux assis ! Ma plaie à l'abdomen me brûle ! J'ai du mal à respirer... Du calme. Respire doucement. Laisse la douleur passer à travers ton corps. Ne la retiens pas.
J'ai entendu un bruit. C'est vraiment pas le moment. Ça peut pas être pire. Ça viens d'en face, je vois une tôle bouger... Elle se soulève. Putain Qu'est ce que c'est ? Un eldar ! Impossible, il n'y a que nous ici et ces Bloody Angels ! Les Tyranides ne laissent jamais la moindre cellule vivante. Il ne peut pas y avoir de survivant.
Il m'a vu. C'est la fin. Pour Zakariah ! Le seul en qui je crois encore ! Vas y tire !
Rien. Il me regarde de loin. Enfin je ne vois pas ses yeux à travers son casque blanc. Mais il bloque dans ma direction. Qu'est ce qu'il veut ? La tôle tombe au sol et je vois le reste de son corps... séparé du tronc. Putain, il est en pire état que moi. Je vais me faire buter par un cadavre. Ça peut pas être l'oeuvre des Tyranides. Ils finissent toujours le boulot. C'est la pire fin possible : Pariat tué par un infirme.
Il ne bouge plus. Il est mort ? Non. Il a jeté un coup d'oeil à gauche. Il brandis un disque vers moi. Putains d'armes Eldar je les détestes. Trops alambiquées. Je la connais pas celle là. Il me la balance et elle tombe juste à côté de moi. On dirait un couvercle de poubelle. C'est pas une arme... Un Eldar qui me balances des détritus, on touche le fond. Putain ce que j'aimerais avoir mon bolter. Tout serait tellement plus simple...
Ce con me fait un signe de la main. On dirait qu'il me montre le couvercle. Le balancer ? Il veut jouer à la balle ou quoi. Fout moi la paix. Va creuver !
Il insiste. On dirais qu'il m'explique que je dois le poser sur le mur. Je dois halluciner. Je suis peut être déjà un peu parti. Je regarde le couvercle. Un nouveau choc electrique me parcours le dos. Bordel ! Trop intense. Je vais finir par tomber dans les vapes... Je regarde mes mains. Elles me sembles lourdes mais douces. C'est fou ce qu'elles ont accomplies pour moi en y réfléchissant bien. J'ai bien aimé les avoir...
Il a poussé un cri. C'est une voix proche d'un humain. Mais je ne comprends rien à son langage. Il refait le geste... Je regarde le couvercle, il j'y à comme une gâchette sur la poignée. Peut être vaut-il que je l'achève. Il n'a pas du en avoir le courage seul. Pas se problème mon frère. Ça je sais faire. Je poinems le machin vers lui. J'appuie. Rien. Encore. Toujours rien... Il me montre le mur... Ras le cul. Je shoot le mur. Et la le disque magnétique m'entraine violement et se colle au mir métallique. Un aimant. Pourquoi ? C'est quoi ce piege ? On dirait qu'il acquiesce. De la fumée sort de son dos. Son jetpack fonctionne. Il pivote et fonce vers le plafond comme une rockette. Il monte, monte. Et finit pas s'écraser au plafond. Comme une mouche. C'est un fou, son système nerveux à du être atteint.
Soudain tout le verre du plafond explose ! On dirais que le ciel s'est lui même s'est brisé. Pas ine seule des alveole de verre be semble epargnée. Le vacarme est assourdissant. Sortie en beauté !
Puis je sens mon corps s'élever doucement. L'appel d'air ! Vite je me cramponne à la poignée de l'electroaimant. Tout le sol se soulève et foncé vers le plafond. Une dépressurisation sur une salle de la taille d'une ville, on dirais que tout le vaisseau sort hors de lui même.
J'évite quelque débris mais une barre me labour le dos. Le mur de metal reste ancré dans le sol et moi avec lui. Je vois plein de soldats rouges et bleus s'envoler. Ils vont être éjecté. Même en l'air j'en vois qui tirent encore. On dirais une bataille spéciale en miniature.
Un premier rouge atteint le plafond et explose. Je n'ai pas vu le coup venir. Un second rouge explose aussi, puis un bleu er c'est le feu d'artifice. Aucun ne passe le plafond. Comme si c'était un grillage explosif. Trop lumineux, je détourne la tête.
Une petit minute passée, tout redeviens calme. Plus de bruit. L'appel d'air est stabilisé. Je m'oriente et pose les pieds au sol. Mes pieds sont endoloris... Putain je sens mes pieds à nouveau ! Il faut que je rejoigne l'escalier pour me réfugier dans les salles intérieures. Quand soudain : voile noir : tout disparaît !
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FSA.